L’ÉTHIQUE QUOTIDIENNE, AU SEIN DES APPROCHES PARTICIPATIVES, EST ESSENTIELLE AFIN DE COMPRENDRE ET DE METTRE EN ŒUVRE LE BIEN COMMUN EN COLLABORANT AVEC CELLES CEUX QUI SERONT IMPACTÉS PAR LEURS CONSÉQUENCES.

Film de https://www.productionsspectrum.com  (Anglais)

Parrainés par une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), nous avons accueilli l’initiative interdisciplinaire, intersectorielle et internationale (Montréal QC, 2017) suivante : Faire interagir la biomusic et l’autisme : Une éthique quotidienne de la représentation physiologique de ce qui nous émeut avec nos partenaires : le Musée des beaux-arts de Montréal, Les grands ballets~Centre national de danse-thérapie, le Centre des sciences, l’Institute For The Public Life of Arts and Ideas (IPLAI), l’École de musique Schulich, le Centre Interdisciplinaire de Recherche en Musique, Médias et Technologie (CIRMMT), Empatica.

 

La ‘’biomusic’’ est une technologie innovante traduisant les représentations physiologiques des états émotionnels à travers la dimension musicale. Notre objectif principal était de générer des connaissances socialement responsables en fournissant un accent réel et vrai sur l’utilisation de la technologie pour la création de communautés inclusives. Nous avons formé un espace de collaboration interdisciplinaire entre les sciences humaines, les sciences sociales et les sciences naturelles afin d’examiner de plus près le potentiel de la ‘’biomusic’’ dans la création de villes-amies pour les personnes atteintes d’autisme.

 

Cette initiative a permis une rencontre unique entre un groupe d’intervenants citoyens, des représentants de l’industrie ayant des intérêts particuliers dans la manifestation technologique des États physiologiques, et des universitaires des sciences humaines (anthropologie, histoire de l’art et études de communication/médias), des sciences sociales et naturelles (ingénierie, réadaptation). La ‘’biomusic’’ brouille les distinctions entre l’homme et la technologie, l’émotion et l’art, brouillant la supposition populaire dépeignant la technologie comme un élément « froid » et associé à une rationalité calculatrice. Au lieu de cela, elle en évidence le potentiel de traduire des signaux physiologiques en musique pour humaniser la façon dont nous, en tant que société, nous nous harmonisons et reconnaissons la présence de personnes marginalisées à cause de capacités de communication différentes.

 

Ainsi, la technologie constitue également un espace privilégié pour explorer l’éthique quotidienne représentant la physiologie de ce qui nous émeut; c’est-à-dire les signaux physiologiques ainsi que les valeurs esthétiques inspirant l’action, mieux encapsulées par l’observation du critique littéraire par Kenneth Burke (1941/1973 : 234) expliquant que : « les valeurs esthétiques sont entremêlées de valeurs éthiques et l’éthique est à la base de la pratique».

 

Description de la recherche diffusée, échangée, mobilisée.

Les autistes relient directement leurs expériences d’exclusion sociospatiale aux sensibilités et différences neurophysiologiques (Davidson, 2010). La prévalence croissante de l’autisme et de ses représentations dans les médias a mis au premier plan cette catégorie clinique en tant que phénomène social et culturel. Pourtant, ni les calculs de son coût économique au niveau mondial (Baxter et al., 2014), ni sa place de premier plan « dans les débats permanents sur les sciences sociales et les sciences humaines sur l’intersubjectivité, l’intentionnalité, l’empathie et la construction sociale du handicap » (Salomon, 2010 : 242) ne traitent du coût personnel et très réel de l’incompréhension et de la stigmatisation des autistes et de leurs familles (Kinnear et al., 2016).

La ‘’biomusic’’, en permettant à d’autres de « s’accorder » à des changements significatifs profonds dans l’état physiologique d’un individu, a démontré sa capacité à augmenter le sentiment de présence et de personnalité des personnes ayant des capacités de communication différentes (Blain-Moraes et al., 2013). Ainsi, la ‘’biomusic’’ a de profondes implications pour les personnes et leur spectre neurologique, repoussant ainsi les limites de la subjectivité circonscrite à travers un nouveau moyen de prise de conscience des sensibilités des autres, contrecarrant (souvent mal interprété) les moyens classiques généralement utilisés pour interpréter et s’informer des expressions et des actions d’autrui (Kirmayer et Ramstead, À venir). Elle permet donc de potentiellement soutenir des façons plus inclusives d’interagir avec les autres.

 

RÉFÉRENCES:

 

PAGE WEB ARCHIVÉE (Anglais): https://spark.adobe.com/page/8rhQpxSV1fvbU/

 

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